Aujourd’hui, je me réveille pour me plonger dans un rêve
Un rêve que je caresse chaque jour de mon existence
Une existence vécue loin de ma terre natale, Haïti
Une Haïti naturellement riche, et innocente victime
Victime de la mégalomanie et l’avarice de ses fils
Des fils pilleurs, aveugles et destructeurs de pays
Notre pays, dont l’union jadis, a fait la force
La force de dire non à l’esclavage des autres
Les autres aujourd’hui, et on doit le dire, c’est nous
Nous sommes responsables par action ou par omission
Omission d’agir ou de véhiculer nos pensées,
Pensées porteuses d’espoir, de lumière et de changement
Changement pour Haïti…. Ai-je le droit de rêver ?
Rêver d’une Haïti ou il fait bon de vivre
Vivre sans la crainte démesurée de l’autre
L’autre qui n’est autre que ton frère d’une même mère
Mère Haïti, pardonnes nous, nos offenses
Offenses inconscientes ou conscientes trop souvent
Très souvent sont perpétrées avec un plaisir fou
Fou comme des moutons de panurge sans idéal
L’idéal serait d’avoir un guide sur qui compter
Ou compter combien de fois on nous a trompé
Trompé à cause de notre docile et innocente nature
La nature, même, des fois se fâche et se révolte
Révolte, un mot si cher à notre histoire de peuple
Peuple Haïtien… Ai-je le droit de rêver ?